Premières rencontres

Pendant 3 temps de formations en Bible en novembre, décembre 2025 et janvier 2026, le bibliste Yann Quiquempois nous a intruits à propos d’une recherche historique de la Révélation, sur le nom biblique de Dieu, une approche typologique de Lc 1,5 et des relectures actualisantes de la Septante.

Pour répondre à une demande des sœurs et des frères pour un éclairage sur les questions de l’actualité, l’Amiral Jean Dufourcq, stratégiste, nous a apporté en cette fin janvier 2026, à la faveur d’un brillant exposé, une meilleure compréhension de ce qui se passe aujourd’hui dans notre monde.

Après une introduction sur l’évolution de la démographie mondiale, où il nous montré un monde qui se remplit, se diversifie, se dissocie, le conférencier a structuré son propos en trois questions : D’où vient-on ? Où en est-on ? Où va-t-on ?  

La période de 1991 à 2025 s’inscrit dans la fin de la guerre froide. Mondialisation marchande libérale pas heureuse, dérégulation générale. On a parlé de la fin de l’Histoire, or elle ne se répète jamais, elle se continue toujours. On est face à de nouvelles menaces, de nouveaux risques avec les désordres climatiques, sociaux, anthropologique. Un hors contrôle de la situation de la France, glissade dans une Union périmée ?

Aujourd’hui, nous vivons un changement d’ère historique, et ce qu’on appelle le terrain vague stratégique avec la loi du plus fort (Trump, Poutine, Xi). Une conflictualité en mutation profonde, le bluff, la souveraineté. G1,G2,G3 … convergence d’intérêts et alliances de circonstance, volatilité. Des enjeux énergétiques décisifs : qui contrôle l’énergie contrôle l’avenir … Une gouvernance rugueuse, fluidité stratégique, nouvelles frontières …

L’avenir proche n’est pas clair, une prévision maximale de 1 à 2 ans. Les peuples « négocient » avec leurs dirigeants, la difficulté de vérification des faits, des interdépendances évidentes. Mais qu’est-ce que la souveraineté ? Un mot trompeur. Rechercher les meilleurs partenaires pour des transferts mutuels de souveraineté. Le terme de monde « multipolaire » est inadéquat, parler plutôt de « multisme ». les Etats ne sont pas les seuls acteurs de développement ou de sécurité. Il y a des systèmes mafieux, l’économie de la drogue, les grandes compagnies comme Total, qui se comportent comme des Etats. Un monde multiple, avec l’hétérogénéité du paysage mondial. La numérisation du monde (I A) bouleverse la gouvernance du monde.

La tentation de la modernité c’est bien que l’homme puisse se substituer à Dieu. A contrario, nous avons le chemin de l’Église qui se fonde sur de toutes autres valeurs et qu’on gagnerait à voir se développer.