Vie Fraternelle

 
Dieu est une communauté.
Dieu n'est vivant que par l'échange trinitaire. Il n'est lui-même, c'est-à-dire amour, que par le don mutuel des trois personnes faisant un.
A l'image de Dieu, l'homme n'est lui-même que par l'échange, par le don réciproque entre Dieu, lui et son prochain.

La vie commune n'est pas un état de vie fortuit, un conditionnement recommandable, un aménagement favorable parmi d'autres de la vie humaine. Elle est une condition nécessaire de la vie, pour autant que celle-ci se veuille vraiment humaine.
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Saint Benoît offre une vie vraiment humaine. Il invite à la fraternité qui ne se paie pas de mots. Il entend organiser un échange et un partage de vie où chacun se réalise non seulement en bénéficiant incessamment de ses frères, mais en se livrant cordialement lui-même dans le service conjoint et indivisible de Dieu et des hommes.
A la mesure de ses possibilités, la communauté évangélique s'intéresse aux autres autant et plus qu'à elle-même. Elle n'est pas une académie de justes, un cénacle de spirituels, mais la maison des frères, disponible aux demandes proches et sensible aux appels lointains.

 

La vie commune tend à faire de l'homme un frère universel, par l'apprentissage concret et quotidien de l'oubli de soi – personnel et communautaire – au profit de tous, rencontré dans le cœur de Dieu, dans sa communauté.

 

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