Ecologie intégrale

ÉCOLOGIE INTÉGRALE

SESSION « ÉGLISE VERTE » A TAIZE, LES 23-28 FÉVRIER 2026

« TOUT EST LIÉ»

Cadre de la Session
Taizé, un lieu, une communauté, des jeunes accueillis. Quand on parle d’Écologie, on va vite vers la question des modes de vie (énergie, transport, déchets etc.), c’est à dire le « fonctionnel ».
Or, l’invitation qui nous est faite est que ces changements fonctionnels demandent un changement de pensée du monde et de l’avenir.

1er Jour : les interrelations / le futur, l’avenir

    La catégorie du récit qui donnent du sens à notre vie, et peuvent concerner notre monde, notre communauté, ou notre vie individuelle.

    La créature non-humaine : une manière d’inclure ce qui habituellement est négligé. Prendre le point de vue de l’autre nous déplace et nous fait comprendre les choses autrement.

    Les relations d’interdépendance : quand on observe la nature, on découvre une interdépendance des êtres, une mutualisation. L’interdépendance est même existentielle. Dans une temporalité.

    Découvrir dans une forêt l’interdépendance des êtres ; Avec Hervé Covès, agronome, expert en agroécologie et permaculture, tout est lié avec la capacité de vivre ensemble.

    Partage d’expériences d’interdépendances : On n’est pas dans le registre de l’« aide », mais on se laisse déplacer par d’autres, d’où « réciprocité » et non « aide ». Construire quelque chose ensemble. Sinon, pas de mort et pas de vie nouvelle.

    « Saisir des opportunités » est-ce que ça résonne en nous ?

    Témoignage de l’association « Terre de Liens »

    Conclusion de la première journée : nous avons été conduits à travailler le thème de l’« altérité ». Les interdépendances ouvrent à quelque chose de différent, qu’on ne connaît pas à l’avance. Par exemple, l’interdépendance entre la vie et la mort. Il n’y a pas de vie sans mort, la vie traverse la mort. Pour qu’il y ait interdépendance, l’ouverture à l’inconnu, accepter de tâtonner, de se tromper et se coltiner au plus concret, au plus petit.

2ème jour : Sujet de la deuxième journée : la Pierre
    la pierre / le passé
les pierres changent aussi, elle nous parlent de la vie.
Le rapport au temps, le PASSE
avec divers aspects :
•    la visite de l’abbaye de Cluny
•    quand l’héritage reçu continue à faire vivre aujourd’hui (exemple du chant grégorien à Solesmes)
•    la créativité dans la continuité (avec Thomas du Chemin-Neuf)
•    l’héritage de Taizé
•    l’expérience de Landevennec, « hébergés dans un monastère qui appartient à la Bretagne »
•    le paysage avec la question : qu’est-ce qu’habiter un lieu ?

    Visite de Cluny

    Témoignage de Mathilde Kempf : L’association Tchendukua-Ici et Ailleurs
Fondée en France en octobre 1997, Tchendukua – Ici et Ailleurs, réunit celles et ceux qui souhaitent préserver un mode d’existence basé sur le respect de la nature, des autres et la recherche de l’équilibre. Le peuple des Kogis en Colombie. Retrouver la réciprocité avec le vivant, remettre au cœur de l’expérience concrète, la lenteur et aussi un récit à transmettre.

3ème jour : la gouvernance / le présent

            Troisième journée autour du thème de la gouvernance. Un monde est en train de disparaître. Les institutions (État, famille, école etc.) sont en transformation radicale. L’Église, la vie monastique, de même est en train de disparaître. Quelle solution proposer ?

1. Soit on s’accroche jusqu’à la fin et on meurt

2. soit on va boucher les trous, chercher de l’aide pour faire ce qu’on ne peut plus faire

3. soit on va essayer de transmettre ce qui nous porte, ce qui nous fait vivre, nourris de ce qui nous habite

4. soit quelque chose d’autre.

Face à cette mort qui est une réalité, ce qu’on connaît va disparaître. On va donc essayer, avec d’autres, d’expérimenter quelque chose d’autre, sans savoir ce que c’est. On abandonne ce qu’on connaît, on fait acte de mort, aujourd’hui, on se libère pour faire quelque chose d’autre aujourd’hui.

            L’exemple des abeilles d’une ruche

            Témoignage de frère Marc, abbé d’Auterive (Suisse) sur la gouvernance : La recherche du bien commun : comment faire entrer chacun dans le discernement communautaire. Bruno Latour pose la question : comment construire le collectif capable de discernement ? C’est à dire l’Église ? Comment les apôtres ont pu dire en Ac 15 « l’Esprit saint et nous avons décidé ... » le « nous » est toujours forcé à s’ouvrir par l’Esprit Saint. En Ac 16,10 Luc entre dans le « nous » par le passage en Macédoine. Nos communautés sont en permanence des récits en « nous ».

            Diverses expériences dans les communautés.

4ième journée autour du thème de l’éternité : la liturgie / l’éternité

            Distinguer le Chronos (le temps qui se mesure, saisons, etc.) du Kairos (le moment opportun) avec un basculement du passage mort/vie. L’écologie intégrale est un Kairos pour notre monde et pour toutes nos relations.

             L’avenir est marqué par l’incertitude et l’inattendu, avec l’idée de se mettre en route. Le temps est supérieur à l’espace, il faut initier des processus (des propos du Pape François). cf. la promesse de Dieu à Abraham, des promesses pas totalement réalisées. Non un but à atteindre mais ce qui met en marche ensemble.

            La liturgie

Conclusions