17ème Dimanche du TO

Dimanche dernier, nous réfléchissions sur une parabole du Seigneur. Aujourd’hui, ce sont encore deux paraboles qui nous sont proposées. Des paraboles, il y en a 60 dans les évangiles. Elles sont toutes différentes, bien entendu et chacune présente tel ou tel aspect de ce que sera le Royaume. 
                  Aujourd’hui, je voudrais m’arrêter sur l’élément commun à ces paraboles : si différentes soient-elles, toutes sont une promesse. Une promesse du Royaume de Dieu. Elles sont une reprise de LA promesse de Dieu, qui remonte au premier jour.
Car quand pour la première fois Dieu a parlé aux hommes, à Abraham, qu’il s’est révélé, 
•il n’a pas parlé pour enseigner aux hommes quoi que ce soit, sur lui-même par exemple, ou sur le monde ou sur l’humanité. 
•Il a parlé moins encore pour donner une Loi, des commandements à observer : tu feras ceci, tu feras cela ; tu ne feras pas ceci ou cela. 
•Il n’a pas parlé pour dire ce qui était bien ou mal, ce qui était permis ou pas permis. 
Il a parlé pour faire une promesse : à ce couple âgé et stérile d’Abraham et Sarah, il a promis : « l’an prochain, vous aurez un fils ». C’était tellement incroyable que Sarah a ri. L’année suivante, Isaac naissait. Par la suite, Dieu a renouvelé sa promesse à Abraham : « Tu auras une postérité aussi nombreuse que les étoiles du ciel, aussi nombreuse que les grains de sable au bord de la mer… Je te donnerai une terre très riche… De ta descendance sortiront des rois… ».
Au long des siècles, aux descendants d’Abraham, Dieu a renouvelé ses promesses. Et les descendants d’Abraham, qui sont devenus un Peuple, ont de mieux en mieux compris les promesses de Dieu : la terre promise, ce n’était pas tellement le pays de Canaan ; la postérité promise, ce n’est pas tellement la descendance charnelle d’Abraham ; le fils promis, ce n’est pas tellement Isaac, ou Jacob ou un autre. C’est Celui dont Dieu a dit à la résurrection : « Tu es mon Fils ; Aujourd’hui, je t’ai engendré ». Voilà, le descendant, le Fils annoncé et promis, voilà le roi annoncé et promis. 

       Vous allez me dire : avec tout ça, on est loin des paraboles. 
Pas tellement. Les paraboles, c’est l’enseignement de ce Fils de la promesse. Le véritable fils d’Abraham, le Fils de Dieu, qui fait avancer d’un immense pas en avant la réalisation des promesses de Dieu qui durent depuis des siècles et des siècles, selon son dessein bienveillant. Et il en annonce la réalisation prochaine : « le Royaume de Dieu est proche, changez de vie ! ». Le Royaume de Dieu qu’il annonce, c’est la promesse du premier jour. Il invite à ne pas laisser passer l’occasion, à ne pas méprises l’invitation. Il enseigne ce qu’il faut faire pour entrer dans ce Royaume de Dieu. Il enseigne comment sera ce Royaume, pour autant qu’on puisse l’imaginer. C’est le but des paraboles. Et elles le font désirer.
        Devant une promesse on est libre : on y croit ou on n’y croit pas. On prend ou on laisse. On accepte ou on n’accepte pas. Ou on choisit de rester hésitant toute la vie. On est libre. Ce n’est pas comme les vérités strictement et uniquement rationnelles : on n’est pas libre. 2+2=4. Je ne suis pas libre. Je n’ai pas le choix. 
       Le registre de la confiance est tout aussi rationnel et logique ; mais il nous laisse libres. Les raisons pour croire ou pour ne pas croire sont tout aussi rationnelles. Mais c’est le cœur qui décide. 
               Aujourd’hui, nous est proposée la parabole de la perle précieuse. Ce n’est pas un enseignement nouveau. Ce n’est pas une nouvelle loi. C’est une promesse qui se rapproche et qui se précise : il vaut la peine qu’on lui sacrifie tout pour l’acquérir.
            Et la parabole du filet : c’est une promesse qui comporte en même temps un grave avertissement : ne vous mettez pas dans la situation de laisser passer l’occasion que Dieu vous offre, et de regretter un jour de n’avoir pas cru aux promesses faites en son temps à Abraham, renouvelées ensuite de générations en générations par les prophètes puis dans les derniers temps par le Fils de Dieu lui-même venu parmi nous.
     
« Ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce que le cœur de l’homme n’a même pas pu imaginer : voilà ce que Dieu a préparé » à ceux qui auront cru à sa promesse ».


                                                                                                                                               P. Marc   Père Marc