Écouter attentivement les béatitudes du nouveau Moïse, Jésus, dont le nom au-delà de tout nom, signifie qu’il est : Dieu sauve, Dieu libère.
Lorsque Jésus monte sur la montagne et s’assoit pour annoncer les béatitudes, il voit les foules. « Les disciples s’approchent » de lui. Il ouvre la bouche et les enseigne en disant.
Qu’entendons-nous aujourd’hui, nous qui sommes disciples de Jésus, lorsque nous nous approchons de lui ?
Heureux « les pauvres en esprit », ceux qui savent vivre avec peu, en faisant toujours confiance à Dieu.
Heureuse une Église qui a une âme pauvre, car elle aura moins de problèmes, sera plus attentive aux nécessiteux et vivra l’Évangile avec plus de liberté. C’est à elle qu’appartient le royaume de Dieu.
Heureux « les doux », ceux qui vivent avec un cœur bienveillant et miséricordieux.
Heureuse une Église pleine de douceur. Elle sera un cadeau pour ce monde plein de violence. Elle héritera de la terre promise.
Heureux « les affligés », car ils souffrent injustement et sont marginalisés. Avec eux, on peut créer un monde meilleur et plus digne.
Heureuse l’Église qui souffre pour être fidèle à Jésus. Un jour, elle sera consolée par Dieu.
Heureux « ceux qui ont faim et soif de justice », ceux qui n’ont pas perdu le désir d’être plus justes ni l’ardeur à rendre le monde plus digne.
Heureuse l’Église qui recherche avec passion le royaume de Dieu et sa justice. En elle s’épanouira le meilleur de l’esprit humain. Un jour, son désir sera comblé.
Heureux « les miséricordieux » qui agissent, labourent et vivent, mûs par la compassion. « Pour eux il y aura miséricorde ». Ce sont eux qui, sur terre, ressemblent le plus au Père céleste.
Heureuse l’Église à qui Dieu arrache le cœur de pierre et donne un cœur de chair. Elle obtiendra miséricorde.
Heureux « les pacifiant » avec patience et foi, recherchant le bien pour tous. « Ils seront appelés fils de Dieu ».
Heureuse l’Église qui introduit dans le monde la paix et non la discorde, la réconciliation et non la confrontation. Elle sera « fille de Dieu ».
Heureux ceux qui, « persécutés à cause de la justice », répondent avec douceur aux injustices et aux offenses. Ils nous aident à vaincre le mal par le bien.
Heureuse l’Église persécutée pour avoir suivi Jésus. À elle appartient le royaume de Dieu.
Matthieu toujours soucieux de mettre les points sur les « i », tient à préciser que les béatitudes visent toutes les calomnies. Il n’en manque aucunes. Il vise bien ! Il n’est pas comme nous des êtres manquants et manqués. Il accomplit tout, en écoutant nos êtres, qui dans leur inaccomplisement, ose se relever, venir à lui, voir ce qu’il est.
Pour cela il privilégie en arrière-plan de son enseignement, dans l’essentiel de son message quatre points :
Le temps avec chacun est bien supérieur à l’espace à avoir.
L’unité prévaut sur le conflit.
La réalité est supérieure aux idées qui s’évapore comme brume au matin.
Le tout comble l’être alors que les castes, les parties, les loges réduise l’être à un iota.
En écoutant ce recueil, réjouissez-vous, exultez, il faut toujours se réjouir en un moment bien déterminé, en ce jour-là, où Jésus donne l’essentiel de son message.
« Heureux » Jésus ! Il vient nous apporter le bonheur et non pas pour détruire. A nous de mettre nos pas sur ses pas en chemin, son chemin !