Ces lectures de la Parole de Dieu et la bonne nouvelle de Jésus Christ selon saint Matthieu, offrent un étonnant contraste entre les éléments qui se déchaînent, la peur de la mort qu’ils provoquent en nous et le silence, la foi, la confiance et l’espérance en Jésus Christ qui sauve l’homme de peu de foi que je suis.
(1 R 19, 9a.11-13a) :
Dans l’histoire d’Elie, arrivé à l’Horeb, la montagne où le Seigneur se manifesta à Moïse, la présence de Dieu n’est pas dans des signes terrifiants, comme le coup de foudre, l’orage, le feu des éclairs, la pluie torrentielle. Mais bien dans une relation intime, un cœur à cœur que rien ne peut perturber, foudroyer, incendier. Pour le percevoir, l’écouter, le goûter, le ressentir et le voir, il faut au temps voulu, se tenir présent, à l’écoute de Dieu. Le discernement s’effectuera avec le temps, dans la quête d’unité, devant le Seigneur.
« Je suis » : cette révélation, Matthieu la souligne par le contraste entre le calme du soir, où Jésus s’est retiré pour prier, et la mer agitée (14, 22-33). La marche de Jésus sur les eaux vers les disciples, manifeste que Jésus est le Maître souverain de la mort. Rappelons-nous que dans la Bible, la mer est le symbole des puissances de la mort, du chaos. Aussi ne sommes-nous pas étonnés de voir les disciples prendre Jésus pour un revenant.
Comme lors de sa résurrection, le Christ les rassure et se fait reconnaître d’eux : « Confiance, c'est moi, n'ayez pas peur ! »
Frères et sœurs, l’évangile de Jésus Christ nous invite à renouveler notre foi au Fils de Dieu, vainqueur de la mort, qui vient à nous pour notre salut.
Ainsi soit-il.
