A celui qui agit follement et injustement envers son proche, comme à celui qui humilie une personne en public en la blessant à mort, Jésus prend le temps de détailler pour chaque victime : « Si ton frère a commis un péché contre toi, va, reprends -le entre toi et lui seul ; s’il t’écoute, tu as gagné ton frère. Mais s’il ne t’écoute pas, emmène avec toi encore une ou deux personnes, afin que par la bouche de deux ou trois témoins toute parole soit établie ». (Mt 18, 15-17)
L’invitation de Jésus à aller voir son frère « seul à seul » est à la fois délicate et progressive. En effet, Il ne s'agit de ne pas dissoudre la faute dans le bavardage ou le jugement public d'un groupe. Le but du face-à-face protège la dignité et la liberté de chacun, évitant le piège d'une "gouvernance" autoritaire ou humiliante. Dans l’enseignement de Jésus Il s’agit bien de : "Gagner" son frère plutôt que "gagner" le conflit. La formulation biblique : « tu as gagné ton frère » (Mt 18, 15) nous montre que le but de la correction fraternelle n'est pas d'avoir raison uniquement ou d'écraser l'autre, mais surtout de restaurer une relation brisée.
La confrontation en tête-à-tête responsabilise le coupable autant que la victime.
Lorsque le verset 15 de la parole de Jésus mentionne l'écoute, Matthieu fait écho à cette nécessité de faire dialoguer les singularités des témoins, plutôt que de chercher à imposer une norme ou une soumission aveugle. « Un témoin ne se présentera pas seul contre un homme qui aura commis un crime, un péché ou une faute quels qu’ils soient ; c’est sur les déclarations de deux ou de trois témoins qu’on pourra instruire l’affaire » (Dt 19,15)
Ainsi dans le processus de Jésus au sujet de la correction fraternelle, le Verbe divin te dit « va » avec amour et vérité, justice et paix. Par son Verbe de vie, la Lumière du Seigneur brille à jamais et nous délie des ténèbres. Aujourd’hui, allons donc en rendant grâce à Jésus, notre libérateur. Que le témoignage singulier de tout un chacun ne manque pas, comme celui de notre Pape Léon XIV, avec sa devise : « Le mal ne vaincra pas ! »
Amen, Alléluia.
